Figuier

Publié le 17 Juin 2014

Photo prise à Arlinde dans le Gard en septembre 2013

Le Figuier, (Ficus Carica L.), l’incontournable de cette belle région du Gard. L’emblème du bassin méditerranéen..

Saviez-vous qu’il est le seul représentant de sa grande famille en Europe? Plus de 2000 espèces qui se trouvent principalement dans des régions tropicales. Notre espèce méditerranéenne compte environ 300 variétés en France et certainement plus de 600 en tout.

Famille des Moracées.

Ses noms en occitan: Figuièr, Figuièra, Figuié, Figuèr, Figuiero, Cabrafic, Cabral

La plante mâle qui ne donne pas de fruits se nomme Caprifiguier (Caprificus), ce qui veut dire « Figuier de Bouc ».

Par contre la plante femelle fait des fleurs complétement incroyables, les figues! Et oui, la figue est en réalité un ensemble de fleurs enfermées dans un réceptacle en forme de poire, et qui se développent uniquement sur la plante femelle. La mâle produit des fleurs qui reste petites et qui tombent prématurément. Nourriture des guêpes et des boucs…, mais surtout elles sont utiles à la production de pollen et aux blastophages qui se chargent de le transporter vers la fleur femelle.

Celles que nous mangeons sont des figues arrivées à maturité, c’est-à-dire qu’elles ont développé leurs graines. Si elles ont pu développer leurs graines, alors elles ont été fécondées. Mais comment est-ce possible, puisque la fleur est enfermée dans un réceptacle?

Ci-dessous, j’ai repris tel quel un article sur le site educ-envir.org qui me semble-t-il contient toutes les informations sur la manière dont sont fécondées les fleurs du Figuier.

« Blastophaga psenes L. ou blastophage, est un insecte parent des guêpes et des abeilles, un hyménoptère de la famille des Agaonides. Le figuier ne peut être pollinisé naturellement que par le blastophage et le blastophage ne peut se reproduire en dehors des fructifications du figuier : aucun des deux n’existerait sans l’autre. Chaque espèce de Ficus possède un pollinisateur spécifique, appartenant à la même famille : à quelques exceptions près, chacune des espèces pollinisatrices ne pollinise qu’une espèce de Ficus et chaque espèce de Ficus n’est pollinisée que par une espèce d’Agaonide ; il y a donc à peu près autant d’espèces d’insectes pollinisateurs que d’espèces de Ficus.

Des insectes femelles,

Le pollinisateur du figuier est en effet un insecte minuscule, une sorte de petite guêpe (et nullement une mouche !), de la famille des Agaonideae : le blastophage Blastophaga psenes L. On peut l’apercevoir hors de la figue mais très fugitivement et très rarement (quelques heures en mai et quelques jours en juillet voir p. 26). Il mesure environ 2 mm de long, il est noir, ailé, toujours pourvu d’une sorte de tarière abdominale (l’ovipositeur*) permettant à l’animal de pondre. C’est une femelle. Elle s’insinue au prix de laborieux efforts entre les bractées de l’ostiole qui lui arrachent les ailes. Aussi n’est-il pas rare de voir, à ces périodes, l’extrémité de la figue incrustée de paillettes irisées : ce sont les ailes perdues de ces insectes intrépides (2).

poussés par un impérieux instinct

Mais quel besoin si impérieux les pousse à tant d’abnégation ? La faim doit être écartée d’emblée, bien que les naturalistes qui leur ont donné le nom de blastophage (blastos : germe ; phago : je mange) semblent s’y être laissés prendre. En effet, pourquoi ces insectes consommeraient-ils la figue de l’intérieur au lieu de la manger, comme tout le monde, de l’extérieur ? D’ailleurs quand ils y pénètrent, c’est plusieurs mois avant qu’elle ne soit mûre. De plus, il semble qu’ils y jeûnent jusqu’à leur mort.

de procréation,

Reste la procréation. De fait, c’est bien pour y pondre que le blastophage s’introduit dans la figue. Mais faut-il donc que ce soit à ce prix ? Et pourquoi ne pas s’y prendre de l’extérieur, comme tant d’autres le font (p. 55 Philotrypesis) ? Pour répondre à cette question, notons d’abord qu’il pond dans la fleur et non dans le fruit. Ceci permet à sa larve d’être alimentée avec des nourritures hautement énergétiques, riches en graisses et en protéines, que la plante destine à sa graine. »

Qu’elle incroyable nature, n’est-ce pas? Pierre Lieutaghi dans son livre « La plante compagne » évoque un aspect mythologique du figuier. « Le figuier…arbre à lait, arbre éminemment féminin, porteur de fruits-matrices, et assez libre de suggestion pour débuter sa collection de petits ventres succulents par des images, sinon phalliques, du moins scrotales. En fait un hermaphrodite aux grandes oreilles. Et avec ça, préservé de la foudre. »

J’aime bien l’idée de fruits-matrices.

Lorsque nous mangeons des figues fraîches, nous avalons aussi la larve et sa mère affaiblie, il faut le savoir! Pour ceux qui ne sont pas trop insectivores, il existe sur le commerce des figues qui ne contiennent pas d ‘insectes. Allez savoir pourquoi…est-ce une variété particulière? Oui, certaines variétés sont parthénocarpiques, nom barbare qui vient du grec et est traduit en « graines vierges ». La reproduction n’est donc pas sexuée et se fait par multiplication végétative qui est un phénomène naturel. La plante mère met au monde des clones qui ont le même patrimoine génétique qu’elle.

Noms de certaines variétés: Dauphine, Lampeira, San Pedro.

Pour de plus amples renseignements concernant la reproduction du figuier, je vous recommande de lire un livre; « Pollinisation et production végétale« , Paul Pesson et J. Louveaux, éditions INRA, 1984.

 

Il existe toutes sortes de recettes pour préparer la figue. Celle que je préfère reste la confiture pas trop sucrée, la figue contient déjà pas mal de sucre, et pas trop cuite.

A suivre….quelques recettes et propriétés culinaires

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